L'Oiseau frileux

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mercredi, mars 28, 2007

Les nouveaux adéquistes

Oh! stupeur! Comme des milliers d’autres de mes compatriotes québécois du 450, j'ai pris conscience rien que ce matin que mon comté venait de basculer dans l’ADQ. En fait, ça m’a pris deux jours pour réaliser ça. Mais, c’est qui, ce monde-là? Adé … qui?

Au fait qui sont-ils tous ces gens vraisemblablement remplis de colère envers le gouvernement, n’en pouvant plus de réprimer leur sentiment d'être négligés par les grands partis, et qui auraient choisi de brasser la cage pour manifester leur grand désir de changement?



C’est en lisant sur un blogue populaire le commentaire celui d’une adéquiste qui pète le feu à la suite de sa « victoire » encore toute chaude que j’arrive enfin à me faire une idée de cette étonnante et inattendue cuvée politique que nous amène le printemps 2007.

Ceci étant dit, comme Les Nouveaux aristocrates, les nouveaux adéquistes ont perdu la foi (en la souveraineté) et ne cachent pas leur mépris pour les valeurs qu’ils jugent désuètes, celles du PQ, bien sûr, qu’ils disent ne plus être dans le coup.

Selon eux, ils croient à un Québec autonome et indépendant dans ses lois et ses actions tout en restant avec le Canada. (Ça, faudrait bien qu’on me fasse davantage de cas de figures pour comprendre. Quelqu'un écrivait dans une tribune quelconque que l'autonomisme, c'est un ado qui sacre son camp dans le sous-sol de ses parents et qui les avisent de mettre ses repas sur le bord de la porte et de ne pas oublier ses allocations ...)

Aussi, opportunistes jusqu’au-boutisme, ils tiennent à conserver du Canada, et je cite, la monnaie, l’armée, la justice canadienne de haut niveau (qui à mon sens, a plus ou moins d’affinités avec nos valeurs identitaires québécoises, mais ça , on s’en fout, disent-ils … En tout cas, jusque là, on dirait revivre un vieux film des années 70)

Mais, continuons. Parallèlement, ils prétendent qu’on aura nos propres règles et serons totalement maîtres de nos actions, de nos hôpitaux, de nos écoles … de nous-mêmes. Tout ça, et grâce à Dieu le Père qui êtes aux cieux … c’est-à-dire, avec Stephen Harper au fédéral, cela ne fait que rendre la chose encore plus probable puisque sa vision du Canada est décentralisée. (ADQ & PLC, main dans la main, mèneront donc à leur guise la nation québécoise vers son apogée).

Bref, pour les nouveaux adéquistes, c’est le meilleur des deux mondes pour des individualistes et consommateurs avertis. Et comme de raison, ils comptent sur Mario Dumont pour les mener vers ce beau et grand pays des merveilles.

C’est le monde à l’envers. Dire qu’on a fait rire de nous autres, nous, les indépendantistes, les souverainistes et les péquistes parce qu’on a rêvé d’un pays souverain dans un monde libre. On nous a même traités de poètes attardés et de bébés gâtés jamais contents de notre sort ... de soumis.

Reste qu’au rythme où vont les choses, on est encore et toujours très conscients que le Québec continue de s’assimiler et de se diluer au reste du Canada avec pour conséquence, que de décennie en décennie, il devient toujours de plus en plus minoritaire dans leur beau Canada uni.

So what!

Or, les rêves des nouveaux adéquistes ne sont-ils pas tout aussi inconséquents qu’étaient les nôtres? La réalité, c'est qu'ils sont sont l’autre côté de notre miroir, mais à l’envers …
Coudonc, serions-nous tarés?

P.S. Les Nouveaux aristocrates est un vieux film français populaire dans les années 60.

mardi, mars 27, 2007

Respirs

En me réveillant, ce matin, une vieille chanson populaire m’est venue comme ça à l’esprit … « Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir ». Et bien, même chose pour la question de l’indépendance du Québec. Avec ou sans André Boisclair, on est prêt à balancer son angoisse vers n’importe quoi fera l’affaire, l’autonomisme, le fédéralisme renouvelé, d’ouverture, etc. Pourvu qu’on repoussera ou évitera, c’est selon, un autre référendum. Ô, réalité !

C’est qu’on veut bien la faire, l’indépendance, mais on a tellement peur des moyens à prendre pour y arriver, qu’avec le temps la cause est devenue une abstraction, et pour plusieurs une aberration … Peu importe, ce qui importe, c’est d’être rassuré de savoir que les abstractions, elles, au moins, ne font jamais de mal à personne.

Alors donc, retour à la case … zéro. Mais, une question morbide me hante. À quoi d’autre pourrait bien servir ce parti politique si on évacue du PQ l’idée de faire l’indépendance? N’est-ce-pas là, le nœud gordien du problème qu’il nous faudra désormais trancher?

Respir …!

C’est pour tout ça que, ce matin, on se réveille avec un nouveau séisme sur les bras. Le parti de Mario Dumont a très bien ciblé les jeunes familles et la génération X soupçonnée d’y avoir aussi fait sa niche, mais quel refuge idéal pour tous les déçus éplorés du PQ, disons, ceux qui « veulent aller au ciel, mais ne veulent pas mourir … Une sorte de couverture de sécurité!

Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les experts. Sans son chef, l’ADQ s’écroulerait à l’heure actuelle. Or Mario Dumont peut donc respirer à l'aise. Son passage obligé dans l’opposition officielle lui donnera tout le temps nécessaire de consolider sa position. Imaginons, s’il s’était hissé au pouvoir avec (son équipe) dès maintenant!

Attendons-nous, toutefois, que le regret de ceux qui ont voté pour l’ADQ vienne assez vite. Ce ne sera pas une première au Québec que d’entendre murmurer éventuellement qu’on n’avait pourtant pas voté pour ça … Tant pis! Mais pour l’instant, à force de l’avoir tellement voulu (en masse ...) à nous tous de composer avec.

Respir …!

Grosse journée pour moi, hier. Pour la première fois, j'étais sur le terrain de cette grande manifestation de l’expression populaire. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la démocratie n’est pas toujours un long fleuve tranquille où les gens heureux font la ballade … Aujourd’hui, bien sûr, bien que je sois infiniment déçue des résultats, je récupère.

Respir … !

vendredi, mars 23, 2007

Génial





Vous avez encore un doute sur le choix que vous allez faire le 26 mars prochain? Ne sachant trop pour qui voter, voilà qu'on a fait pour nous le tour des programmes électoraux, de tous les partis, décortiqué les faits saillants et bâti un questionnaire pour mieux vous guider.
Ce questionnaire ne se veut pas partisan : il s'agit d'une lecture des différents programmes. On ne se demande pas non plus si les propositions sont réalistes ou non. C'est à nous de juger. L'unique but de ce questionnaire est de montrer quel parti politique correspond le plus à nos valeurs.

Petit pied de nez au DGE et aux organisateurs du débat des chefs : Québec Solidaire et le Parti Vert sont présents, au nom des valeurs les plus fondamentales de la démocratie. Notez également que les choix de réponse sont présentés dans un ordre aléatoire pour ne favoriser aucun parti.

Vos résultats : Le pourcentage indique dans quelle proportion le programme du parti propose, selon votre opinion, la meilleure option pour le Québec.

Voici mes résultats.

Parti québécois 83%

Québec solidaire 36%

Parti vert 33%

ADQ 8%

Libéral 0%

http://www.vivrelequebec.net/monchoix/

Bon choix! Bon vote!

Merci Brita de m'avoir refilé ce lien!

jeudi, mars 22, 2007

En attendant les hirondelles

Je ne sais pas chez toi, ma chère JD’A, mais ici le merle d’Amérique est déjà arrivé. Allons-nous dire désormais : « Un merle ne fait pas le printemps …! »

En effet, ça barde et ça brasse fort. On l’a vu dans ton comté. En tout cas, la semaine politique a été étonnamment longue, en dents de scie avec des vagues hautes comme ça … et même pour finir, un raz de marée à l’horizon qui risque de se transformer en tsunami, lundi le 26 mars prochain.

Que doit-on espérer de Jean Charest qui, pris de panique, promet en dernière minute des baisses d’impôts avec les 700 millions d’Ottawa afin d’acheter des votes? Serait-il en train de donner la victoire à ses adversaires? Pas surprenant, qu’il refuse de répondre aux questions des journalistes depuis hier. Sa santé politique, c’est comme la nôtre, elle n’en mène pas large.

Puis, comme tu le sais, Stephen Harper (le maître du jeu de notre élection provinciale, je ne cesse de le répéter) a bien dit hier, qu’il ne discuterait pas de limiter le pouvoir d'Ottawa de dépenser dans les champs de compétence des provinces avec des non-fédéralistes. J’ignore ce que tu en penses, mais voilà encore une goutte de plus qui, ajoutée à toutes les autres, finira peut-être un jour par faire déborder LE vase … communicant jusqu’à ce jour.

Mais tout ça, n’est pas le sujet principal de mon propos d’aujourd’hui. Je ne peux te cacher mon grand désappointement au sujet de la stratégie de Françoise David et de son parti Québec solidaire. Sa fameuse déclaration d’hier, «Les gens ont envie de se faire plaisir», a-t-elle dit, en faisant allusion évidemment aux électeurs péquistes déçus ou non mais prêts à l’appuyer, me laisse sceptique sur ses motivations profondes.

Ce plaisir-là n’existerait-il pas que pour elle-même ? C’est qu’on a l’impression que madame David fait passer son ego blessé avant la question nationale de tout un peuple. Certes, ce n’est pas un secret pour personne que Françoise David a une dent contre le Parti québécois depuis 1997, et de ce fait, qu’elle voue une rancœur infinie à l’endroit de son ancien chef, Lucien Bouchard, pour sa politique du déficit zéro.

Or, on peut se demander comment réagirait la demi-chef de Québec solidaire si en ce moment, c’était Pauline Marois qui était à la place d’André Boisclair qu’elle ne trouve pas plus « fin » (lire ici : trop à droite à son goût). Qui sait si elle ne se serait pas ralliée plus volontiers à elle ?

En attendant les hirondelles, c’est vrai, ma foi, qu’on nous prend pour des girouettes. Tantôt attirés par le chant des sirènes, tantôt émus par des réalités insupportables, au lieu de se faire plaisir, ne vaudrait-il pas mieux « écouter son corps » sans attendre qu’il nous dise merci … ? Parce qu’à bien y penser, c’est encore Foglia qui a raison.

mardi, mars 20, 2007

Ah politique, quand tu nous tiens!

La politique ne vous intéresse
pas plus qu'il ne faut ...?
Les opinions de
Jeanne D'Arc & May West
vous aideront à
y voir clair ...

Lisez
(19- 20 mars: du nouveau)
3- Ne manquez pas le

mardi, mars 13, 2007

Les aînés et les élections

Hier, mon amie, chiffres à l’appui, je t’expliquais en long et en large que les personnes qui votent le plus pour le PLQ, donc pour Jean Charest, sont les personnes âgées de 65 et plus. Pour preuve, Brita m’a raconté, il n’y a pas tellement longtemps, à quel point les élections pouvaient faire renaître (lire: exciter) sa mère, une libérale notoire de près de 90 ans ... Or derrière mon propos d'hier, fallait-il sous-entendre que, plus on est vieux, plus on a peur (par exemple, de perdre sa pension) et surtout, plus il nous arrive d’oublier. C’est normal.

À quelques minutes du grand débat des chefs, je m’amène avec l’exception qui contredit la règle. Cet après-midi, maman et moi jasions de tout et de rien devant un café au petit bistro, chez IGA. Après avoir passé en revue et épuisé le sujet des nouvelles de l’un et de l’autre, à tout hasard, je lui ai demandé si elle allait regarder le débat des chefs, ce soir, à la télé. Elle m’a aussitôt répondu par l’affirmative. J’ai failli tomber en bas de ma chaise.

D’abord, telle que je connais ma mère, je sais bien que la politique n’est pas son « sport » national préféré. Toute sa vie, elle s’est toujours fait conduire et contredire par mon père. Un grand émotif … ! Et en plus, indépendantiste depuis la fin de la deuxième grande guerre mondiale!

En outre, comme elle ne regarde à peu près plus la télé et n’écoute pratiquement plus les nouvelles (sauf les fins de semaine, alors qu’elle est en visite chez Jules ...), tu peux comprendre ma surprise. D’autant plus que, pas plus tard que la semaine dernière, elle m’avait encore dit qu’elle ne voulait rien savoir des élections.

- Tu sais, avec ton père …
- Oui, maman, je sais.

Mais elle m’avait tout de même mise au courant que « les gens des élections » avaient déjà commencé à atterrir à sa résidence, et bien sûr, qu’ils n’étaient pas venus là pour les beaux yeux des petites dames en marchettes. Ils étaient censés venir faire voter et (aider) à voter toutes les pensionnaires de sa résidence.

- Mais, maman, pour qui vas-tu voter, toi?
- André Bois …, m’a-t-elle chuchoté en butant un peu sur le nom.
- Ah! oui??? Tu veux dire … André Boisclair ?
- Oui, c’est ça.

Ah! ben là, je n’en revenais pas! Moi qui aurais juré qu’elle se serait laissée influencer par les autres pensionnaires, eh bien, non! Ne m’avait-elle pas dit que son amie Helena, elle, lui avait confié qu’elle avait déjà voté, mais on ne sait toujours pas quand ni pour qui. C’est vrai que depuis qu’elle s’est fracturée un bras, l’automne dernier, elle en a beaucoup perdu, la pauvre.
- Mais pourquoi, lui? lui ai-je demandé encore interloquée.
- J’ai pas aimé ça, tout ce qu’on a dit sur lui aux nouvelles. C’est bien simple, j’ai trouvé ça épouvantable. Il a l’air tellement gentil, délicat … à comparer avec les autres. Alors, quand j’ai vu ça, mon idée était faite. Je me suis dit que je voterais pour lui.
- Mais, maman, sais-tu qu’il est homosexuel?
- Oui, je le sais, m’a-t-elle dit, en me regardant bien droit dans les yeux.
- Tu sais aussi, que tu peux perdre tes élections?
- Ça ne me dérange pas.

Convaincue de son affaire, elle m’a fait écrire le nom du candidat péquiste de notre comté sur un bout de papier qu’elle a soigneusement rangé avec ses « gratteux » et ses billets de loterie.
- Ne le dis pas à Jules, hein? m’a-t-elle fait promettre alors que je la raccompagnais à sa résidence.

À toi pour toujours,
May West

lundi, mars 12, 2007

La dernière fois

Comment peut-on avoir déjà tout oublié? Les promesses non tenues, le fameux slogan « Nous sommes prêts », les mensonges, les erreurs, le Suroît, les CHUM(s), le mont Orford, les manifestations, les étudiants, les CPE, les députés de son propre parti qu’il a répudiés, les lois passées sous le baillon, et j’en passe …?

C’est pas pour rien que, depuis le début de cette campagne, je n’arrête pas de me demander qui votera pour Jean Charest. Comme de fait, voilà que ce matin, M. Jacques Noël, dans Le Devoir, m’a donné un bout de la réponse.

«(En 2003) Jean Charest a été élu avec le plus faible taux de participation des 60 dernières années. Il a obtenu 1,755,963 voix, 11,623 de moins qu'en 1998, en dépit de 236,069 nouveaux électeurs! Plus de 68,1% des 5,490,551 électeurs inscrits n'ont pas voté pour lui!

Qui a voté libéral? Les personnes âgées de 65 ans et plus forment 17,5% de l'électorat, mais comme elles votent en plus grande proportion que les autres groupes d'âge, elles représentent près de 20% des bulletins dans l'urne. Sur les 3,817,764 électeurs qui ont voté, plus de 750,000 étaient des personnes âgées. Comme les 2/3 ont voté libéral, on a 500,000 votes rouges. Les non-francophones font 18% des électeurs qui ont voté, soit près de 700,000 votes. En enlevant les 65 ans et plus déjà comptabilisés, on a 560,000 électeurs. Comme plus de 90% ont voté libéral, on a un autre 500,000 votes rouges. Les Libéraux ayant obtenu 1,755,000 votes, il ne reste donc plus que 755,000 votes parmi le 4 millions de francophones de 18 à 64 ans.

En d'autres termes, plus de 81% des francos âgés de 18 à 64 ans, qui constituent le coeur de la société québécoise, qui produisent le gros du PIB et fournissent le gros des taxes et impôts, sont SYS-TÉ-MA-TI-QUE-MENT rayés du pouvoir politique.!
»

J’ignore quelles sont les références de ce monsieur, mais cela fait évidemment bien des chiffres à assimiler. (Si seulement Mario Dumont en avait eu autant, hier soir, à TLMEP! Il ne se serait pas fait mettre en boîte ainsi par la journaliste et chroniqueuse Chantal Hébert! Comme quoi, le vrai débat des chefs n’est pas le débat officiel, mais plutôt celui auquel on assiste quelquefois à Tout le Monde en parle.)

Tout cela pour te dire, que la plupart des personnes avec lesquelles j’en parle, ces derniers temps, ont toutes fini par me confier, qu’elles voteront pour le PQ, le 26 mars prochain. Curieux, n’est-ce-pas? Mais entendons-nous bien! Toutes ont pris soin de préciser la chose suivante : que ce sera la dernière fois (de leur vie ...!) qu’elles donneront leur vote à ce parti.

Cependant, comme toutes ces personnes francophones ont moins de 65 ans, faut-il me croire, si je te dis que je suis de leur avis. Car pour moi aussi, ce sera la dernière fois ... ! La prochaine fois? Mais, je serai vieille, mon amie! Et qui sait, si je ne basculerai pas dans le trou rouge, moi aussi …? Tu sais, à ces âges-là, la mémoire ... hein?

À toi pour toujours,
May West

samedi, février 10, 2007

Dans un beau pétrin

Mon amie, si la politique t'emmerde, ne lis pas ceci!

Cette semaine, un rapport a dénoncé «l'impérialisme montréalais» du parti souverainiste. Faut le faire, non ? C’est ce qui ressort d’un rapport commandé par le Bloc québécois, afin d’élucider ce qu’on avait appelé « le mystère de Québec » après la dégelée des souverainistes aux dernières élections fédérales dans cette région, en janvier 2005. Huit députés conservateurs québécois avaient été élus à ce moment-là.

En fait, la fameuse rivalité qui existait (et nous excitait) autrefois entre les Nordiques de Québec et les Canadiens de Montréal n’était que de la petite bière comparé à ce qu’on apprend aujourd’hui. La réalité, c’est qu'idéologiquement parlant, les gens de Québec et de sa région se démarquent de plus en plus du reste des Québécois, plus particulièrement de Montréal.

Mais alors, pourquoi ont-il voté aussi massivement pour le parti conservateur, un parti de centre-droite ? C’est justement ce que voulait savoir le chef du Bloc, Gilles Duceppe. Or, parmi les principales causes, on retient d’abord qu’on aurait été contre le mariage gai. Puis, de nombreux cultivateurs et des chasseurs auraient été en désaccord avec le Registre des armes à feu sous prétexte qu’ils n’ont aucun lien émotif avec Polytechnique ... Bref, selon d'autres, la campagne bloquiste de 2006 aurait été «trop centrée sur Montréal et les ethnies» ...

Toujours est-il que, je veux bien croire que les gens de Québec ont le droit d’être différents des autres Québécois. Ils ont même le droit d’être fédéralistes. Mais là, il est clair qu’on n’est pas sortis du bois. N’ont-ils pas dit récemment qu’ils attachaient beaucoup d’importance à leur jumelage avec la ville de Calgary ? Soit. Mais auraient-ils désormais plus d’affinités avec cette ville qu’ils en ont avec la ville de Montréal ? C'est précisément ce qu'indique ce rapport.

En tout cas, un fossé s’est creusé de façon dramatique entre Québec et Montréal, ces dernières années. Et ce n’est plus du tout une rivalité entre partisans d’un sport soi-disant national dont il est question ici. N'est-ce-pas décevant de voir autant d’incohérence dans le fait que, les valeurs de ces gens se rapprochent davantage de celles des gens de l’Ouest canadien que de celles de la majorité de leurs propres compatriotes?

Enfin, comprends-tu, pourquoi Gilles Duceppe est embarrassé avec les conclusions de ce rapport ? La réalité est on ne peut plus révélatrice. Nous sommes dans un beau pétrin, car il n’y a de moins en moins lieu d’être fiers de notre « capitale nationale ». D’ailleurs, à mon avis, il est presque indécent que la capitale (du Québec … !) soit située dans cette région-là. Devrait-on en reconsidérer la pertinence … ? Je n’irai pas jusque là, mais n'empêche que de soulever la question est encore moins forçant que de chercher vraiment à comprendre.

À toi pour toujours,
May West

P.S. Je ne veux pas ironiser effrontément, mais, est-ce vrai que la mairesse Andrée Boucher ait obtenu dernièrement, des Albertains, des garanties de flots de carburant à rabais pour les citoyens de sa ville, lors des grandes fêtes du 400è , en 2008 ...?