L'Oiseau frileux

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Aucun message portant le libellé Élections provinciales - 2007. Afficher tous les messages
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mardi, mars 06, 2007

Que des éventualités

Au fur et à mesure qu'avance la campagne électorale actuelle, des astres (quel jeu de mots cruel!!) maléfiques pourraient vraisemblablement faire basculer le résultat final dans le sens contraire de celui qu'on souhaiterait. Tout dépend de quel bord on penche, évidemment, alors, il est bien difficile d'échapper à cette éventualité.

En effet, ne perdons pas de vue que Stephen Harper est le seul vrai maître du jeu dans cette élection québécoise. Et que, même s’il se fait discret pour le moment, il est celui dont dépendra très certainement la tournure de cette campagne.

Attendons-nous, donc, à ce que ce grand magicien fasse tomber, d’un coup de baguette magique, une manne si alléchante dans les doigts de Jean Charest, que de nombreux électeurs québécois de toutes allégeances s’y laisseront prendre, et n’oseront pas lever le nez sur ces fonds providentiels.

Or, que ce soit dans ces circonstances-là, ou bien, dans d’autres plus imprévues, certes, bien que je me refuse d'y croire, il reste toujours possible que le PQ n'arrive pas à gagner cette élection, et cela pour diverses raisons inutiles d’élaborer ici.

Qu'en serait-il alors de l'issue électorale pour une indépendantiste convaincue et déçue comme moi? Par dépit, j’admets, que si j’avais à choisir entre le PLQ, c’est-à-dire le parti qui mène la bataille du Canada-Uni dans un Québec soumis, et à l’opposé, l’ADQ, cette entité fédéraliste-autonomiste qui se targue de défendre le Québec, mais toujours à l'intérieur du Canada, eh bien, en mon âme et conscience, je me résignerais plus facilement de voir le parti de Mario Dumont et de son équipe former le prochain gouvernement.

Et pourquoi donc ne pas considérer cette éventualité? En effet, il est vrai que ce chef politique du Bas-Laurent frappe l’imaginaire des gens avec ses formules assassines, et qu’il a des idées parfois aussi loufoques qu’inconséquentes. Mais il sait le quotidien des Québécois. Et plusieurs sont prêts à voter pour lui.

Or depuis le temps que l’ambitieux politicien convoite le pouvoir, pourquoi le temps ne serait-il pas venu pour lui de montrer à la population ce qu’il a vraiment l’intention et est capable de faire? Question d’en avoir le cœur net, une fois pour toutes... !

Enfin, tout cela dit ne fait pas de moi une adéquiste, même accidentelle, pour autant. Mais à l’instar de Victor Lévy-Beaulieu, moi aussi, je crois que Mario Dumont a la fibre québécoise, comment dirais-je, plus dominante que d'autres.

Et puis, après? Eh bien, le déluge … ! Qui sait si nous ne verrons pas Jean Charest finir par retourner à ses anciennes amours? Le Parti conservateur du Canada … ? Ça aussi reste une éventualité. Car lui, au moins, on sait ce qu’il a dans le ventre …! Du vent, mon amie! Du vent!

Et que la campagne continue!

À toi pour toujours,
May West

P.S. La nouvelle de l’appui de VLB à l’ADQ est survenue, une fois, que j’avais déjà entrepris la rédaction de ce blogue. Aucune espèce d’influence ou d’effet d’entraînement n’est venue me distraire dans ma réflexion. Que pure coïncidence.

jeudi, mars 01, 2007

La mort de Tarzan

Mon amie, quelle campagne électorale surréaliste! Bien qu’elle soit encore jeune, on jurerait que la plupart des médias, tant écrits qu’électroniques ou radiophoniques, se sont donné le mot : entretenir au maximum le ridicule, la démagogie et la démonisation à l’endroit d'André Boisclair, le chef du PQ, afin de transmettre de lui l’image la plus négative possible.

Effet attendu : que le monde ordinaire, comme toi et moi, se mette à le honnir et à le haïr de sorte que personne ne soit plus capable de l’entendre. Et ça marche! À certains endroits, en ce moment, on le hait tellement que même parmi des péquistes convaincus, on a hâte de le voir se casser la gueule.

Dommage, une si belle figure …!

À un point tel, qu’on peut facilement se demander, si ce qui motive de plus en plus de commentaires insultants, voire méprisants ou franchement haineux à son endroit, ces temps-ci, n’est pas carrément inspiré par une évidente
homophobie mal gérée. Enfin, ainsi vogue la galère.

Apparemment, le premier responsable de ce gâchis national serait lui-même. Partant de là, tout est contre lui : son homosexualité, son trip de cocaïne, son show Brokeback Mountain, son manque de jugement, ses « erreurs de jeunesse », son immaturité, le vide de ses idées, son vocabulaire ampoulé, ses tournures de phrases alambiquées, ses origines urbaines, son sourire Pepsodent, ses grandes dents blanches comme des Chiclets, son visage juvénile, ses complets hors de prix, la couleur de ses cravates, celle de ses chaussettes, de ses bobettes …

Bien sûr, est aussi contre lui, en plus de son programme et de sa plate-forme électorale, son propre parti, en commençant par certains de ses candidats, des ex-adversaires à la chefferie, de ses partisans, de ses militants, les purs et durs, les « belles-mères » (anciens premiers ministres, toutefois encore vivants …), sans parler naturellement de ses adversaires politiques, les fédéralistes, les libéraux et les adéquistes, de nombreux journalistes du Devoir, de La Presse, du Globe & Mail, les défusionnistes, les refusionnistes, les ethnies, les Anglos pure laine, les Hérouxvillois tricotés serré, sans oublier les sondages, le temps, les semaines et la campagne en cours.

Bref, tout est contre lui. N’en jetez plus, la cour est pleine!
Pauvre homme …!

Si tu savais, mon amie, comme cela me rappelle le sort similaire réservé à un dénommé Jean Charest, alors chef du PLQ, par la population du Québec urbain et profond quelques semaines juste avant les élections de l’an 2003.

Lui aussi, on le honnissait. On le haïssait pour lui jeter de (très) mauvais sorts. Un défroqué, un ex-conservateur, même pas un libéral, mais un fédéraliste qu’on était allé pêcher à Ottawa, en plus, au sourire crispé sur de petites dents serrées (pour ne pas dire acérées) de loup affamé de pouvoir, sa chevelure frisottée, sa voix stridente qui persiflait les mensonges et les fausses promesses dans nos oreilles n’en pouvant plus de l’entendre, ses « erreurs » (encore aujourd’hui) camouflées dans les caves souterraines du scandale des commandites, son idée de génie qu’a été la réingénérie qu’on a naïvement confondue avec la trouvaille du siècle des Lumières, enfin son fa … Non, son fu - meux slogan : « Nous sommes prêts! ». Pourtant, le Tarzan de l'époque est mort quand même électoralement parlant, bien sûr!

À toi pour toujours,
May West

Oui, ça joue contre lui

P.M.A.C (petites mises au clair) : Je n’ai pas voté pour André Boisclair. Pour moi, ce n’est pas l’homme qui compte. Ni le parti, d’ailleurs. C’est la cause. Comme pour tous ceux et celles qui déchantent à l’heure actuelle.

P.S. Eh bien, oui! Le vrai, le grand et le célèbre Tarzan est mort à 100 ans, cette semaine.

mercredi, février 21, 2007

Les élections

Bon, ça y est. C’est parti! Et ça commence bien! Le PLQ veut noyauter les blogues, Une première au Québec.

«En campagne, les partis cherchent toujours à former des corps de partisans qui pourraient redresser le message du parti s'il est déformé par les journalistes », explique le politologue Thierry Giasson, un spécialiste des campagnes électorales actuellement professeur invité à l'Université Western Washington.

Or, « qu'un parti cherche maintenant à contrôler l'information sur les blogues, ça nous montre à quel point le but ultime de toute campagne électorale est de maintenir une cohérence absolue dans la communication; de transmettre un seul et unique message. Pour les partis, les blogues ne doivent pas échapper à cette logique

En attendant que les escadrons de la pensée unique libérale ne viennent nous infiltrer, j’en profite donc pour dire tout de go que, malgré toutes les bonnes intentions du présent budget, et surtout de toutes celles à venir d’ailleurs (fédéral), évidemment, eh bien, je ne voterai pas pour ça.

À suivre.