«Préserver le français sans tenir tête aux tribunaux, c'est comme vouloir faire battre un coeur tout en lui coupant, une à une, ses artères.» Josée LegaultAu diable, l'esprit de la loi 101! Il sera désormais légal de s’acheter un droit à l’école anglaise, en ce sens qu'il devient légal de contourner la loi 101.
Mais, dit madame Courchesne: «Seulement quelques centaines (au lieu de milliers aupavavent ...!!!) d'enfants pourront profiter du règlement». Belle consolation!
Car après 3 ans de passage obligé dans le secteur public francophone, (les maternelles seront-elles comptabilisées ...?), il sera possible de passer d'un côté à l'autre du miroir linguistique à condition d'être riche, très riche. Et si par malheur, vous êtes trop pauvre pour y arriver, eh bien, vous pourrez toujours faire appel à votre mononcle riche, lui.
Voilà grosso modo en quoi consiste cette ouverture du gouvernement actuel afin de répondre à cette loi 103 qui nous avait été imposée par la Cour suprême, l'année dernière. Et contre laquelle, une manifestation de gens courageux (comme mon amie Nicole et moi-même), a eu lieu devant les bureaux de l'avocat Brent Tyler, dans le Vieux-Montréal.
Pour avoir démonisé (lire: renié ou négligé) la clause nonobstant qui est censée affirmer «la préséance des élus sur des juges nommés», le geste partisan du gouvernement Charest ne peut que susciter la résistance.
J'ai bien peur qu'il nous faudra remettre nos bottines, chère camarade, et nous préparer mentalement à reprendre le bâton du pélerin.
Rendez-vous au 83, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal
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